20190914_141434 (1) Battue par les vents   

la colline aux loups   

reflète échevelées   

les brumes septentrionales   

de notre chère Nature.      

 

Point d'hésitation   

là est l'Appel   

de la terre vers le ciel   

le tambour vibre   

au passage des oies sauvages.      

 

Sache    

peuple des ondines   

que la Rivière Rouge   

couvre de frais baisers   

la joue tendre des femmes disparues.      

 

Pieds nus sur la mousse   

caresses des bouleaux suspendus   

les charmes font écran   

au bruissement fragile   

de la fugitive aux plumes vêtue.      

 

Il n'est d'avenir   

en forêt de sapins   

aux lichens odorants   

que le déplacement des orignals   

aux craquements des branches sèches.      

 

Caresse d'un papillon   

sur la fleur offerte   

à l'emprise de la lumière   

nous rejoindrons le port   

où élargir notre regard.      

 

Aux perforations du feuillage   

sous les traits du soleil   

l'ombre danse   

aux cris révélés   

de nos âmes tristes.      

 

Egarée   

sujette aux tâtonnements   

l'Ombilic des rêves   

la gardienne du seuil   

donne de la voix.      

 

Soyons la Source   

la nature aux trois Rois   

l'Instinct délicat des mécanismes intérieurs   

le Cœur profond en éblouissement de la rencontre   

l'Ouverture de la bouche afin que fleurissent les mots.      

 

Marchons vers nous-même   

il n'y a de rupture   

entre l'intérieur et l'extérieur   

que l'inversion du sens de notre regard   

en familiarité avec le Griffon des contradictions unifiées.      

 

Défilerons les créatures blanches   

vers le sommet de l'Ultime   

en comparution devant le grand Tout   

passage de la lune au soleil   

lieu des nidifications.      

 

Il n'est d'azur qui demeure   

le chant mélodieux de notre volonté   

au souffle de l'Esprit assumé   

qu'un cheminement léger   

sous le dais de notre finitude.      

 

( photo de Caroline Nivelon )

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