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       Au 42 y'a la porte de l'industrieux .

Ici point de belles lettres ,

rien que de la parabole

au sens du bon Samaritain  .

 

Effondré ,

il gisait sur le pavé ,

passaient les passants de l'oubli ,

disparaissant même

dans les contractions de nos coeurs sans âme

au goutte à goutte

des coups d'oeil

jetés en affliction convenue

tel le temps sur une coque vide .

 

Puis ,

retournement de situation , 

la porte s'ouvrit ,

avec insistance

cette main tendue vers lui ,

l'unique .

 

Pauvre homme ,

roué de coups ,

il gisait ,

couvert de plaies ,

dévoré par les stigmates de son imperfection ,

faiblesse qu'il ne voulait ni voir ni nommer .

 

Transpercé ,

humilié ,

dépouillé ,

à fond de cale ,

il fût happé par la fraîcheur d'un baume .

 

Enfin il obéissait ,

il était libre ,

hors de sa personne ,

hors du tout autre mêlé .

 

Il revenait vers lui ,

il naissait ,

il accouchait ,

il connaissait .

 

Se redressant ,

il prit ses hardes ,

s'enquit de là où il devait se rendre ,

le visage en lumière ,

le regard généreux ,

le pas sûr ,

pour offrir aux gens de rencontre ,

le doux sourire ,

de ceux qui savent ,

que derrière le dépassement de soi-même ,

se cache le beau du beau ,

l'ambre des cachalots de l'esprit .

 

 

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