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       La science se déploie entre la certitude (il faut apporter des preuves) et le lâcher prise (il y a un inconnaissable dans l'Univers). C'est cette tension qui crée le moteur de la recherche. L'exploration de l'inconnu et du mystère nous met en permanence face à notre ignorance. Un univers dont nous saurions tout serait extrêmement ennuyeux .

La science ne se réduit pas à une technique. A travers ses paradigmes, ses conceptions du monde et ses pédagogies, elle porte la trace de la diversité des imaginaires de l'humanité .

 

La façon de transmettre le savoir scientifique et les technologies doit être moduler en fonction de la culture, de la langue et de la forme de spiritualité propres à chaque pays. Le savoir scientifique ne nous dit pas comment alléger nos souffrances intérieures, ni comment conduire notre vie. Il ne parle pas de beauté ou d'amour. Ce rôle revient à la mosaïque des cultures, des langues et des religions. Aussi est-il important pour les générations futures d'être informées, en plus du tronc commun scientifique universel, à la diversité de culture, de langue et des religions du monde entier.

Les avancées de la science actuelle nous oriente vers les phénomènes d'interdépendance, de paradoxe, de complémentarité qui sont des données venant plutôt de l'orient qui a toujours été plus holistique et moins réductionniste dans sa manière de comprendre le monde. Les découvreurs de la mécanique quantique tels que Bohr et Heisenberg ont dépassé les méthodes réductionnistes de Neewton et Einstein pour ouvrir la science à une vue plus complète du monde en changeant de paradigmes. Ainsi Bohr, pour concevoir la dualité onde/particule de la lumière et de la matière s'est inspiré du concept Yin/Yang de l'orient .

Et puis, une autre démarche est aujourd'hui possible ; celle fondée sur une logique de l'absence comme témoin d'une présence. La pensée, l'esprit, le sujet, ne sauraient être objectivement circonscrits et donc leur présence n'est pas à rechercher à côté ou dans des processus, mais dans l'impossibilité pour les processus de s'auto-justifier. Voir à cet effet les théorèmes de Gödel .

Loin de constituer un échec de la raison, l'incomplétude du sujet empirique désigne un espace offert, au coeur de la rationnalité, à la révélation d'un sens .

Seul l'enseignement d'un tronc commun de savoir scientifique, accompagné par la connaissance et le respect des diversités culturelles, peut favoriser la venue d'un humanisme universel qui favoriserait la paix dans le monde .

 

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