Dscn3487 cabane dans le mur ourlée de neige AB

 

   Les différentes techniques concernant la méditation et la respiration peuvent aboutir à un repliement sur soi ou au contraire provoquer une ouverture à l'égard de l'universel .

 

 

Privé d'un élan vers l'authenticité et le désir de se perfectionner, l'homme entre en médiocrité. Il est le somnanbule de sa vie. Il échappe à sa propre conscience. La satisfaction qu'il a de lui-même dresse des séparations et construit une tour d'ivoire dans laquelle le sujet devient contemplateur de son nombril .

L'important ne consiste pas à être aimé mais à aimer .

Souhaiter retenir l'attention est une forme de naïve puérilité. C'est une satisfaction qui ne peut être que provisoire, basée d'ailleurs sur le manque de respect des différences .

 

     Et l'ouverture, donc ?

C'est abandonner le superflu et le parasitaire. Et cet allégement peut provoquer un désarroi passager. L'instinct de propriété disparaît. Il y a vide .

Ce vide provoque un vertige. En effet, comment cheminer sans s'accrocher à quelque chose afin de ne pas tomber Toute possession rassure. Une sorte de béance, auparavant inconnue, surgit .

Le vide projette dans un état neuf. Sorte de simplicité s'exerçant au dehors et au dedans. Ouverture. Dépassement des systèmes, des choix, des atavismes. Le maître intérieur qui nous habite prend en charge la direction de notre être, de notre navire ; et il est à la fois le gouvernail, le moteur et même le vent soufflant dans les voiles .

L'existence n'a peut-être pas d'autre signification que celle du passage du clos à l'ouvert .

 

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